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Bérengère BUGHERESI - DESCUILHES

Bérengère BUGHERESI - DESCUILHES

Présentation :

L’époque est compliquée pour les graines d’entrepreneurs. Dans un contexte économique agité, il n’est pas toujours facile de se lancer lorsqu’on est fraichement diplômé. La plupart des Vatéliens préfère donc le statut de salarié, plus sécurisant et au sein duquel ils espèrent bien faire leurs armes, quitte à se lancer plus tard.

Malgré tout, chaque année, de jeunes diplômés n’hésitent pas à faire le choix de l’entreprenariat, le plus souvent dans le secteur de la restauration, mais également dans des activités de traiteur ou d’épicerie fine. L’hôtellerie qui nécessite des investissements plus lourds, reste moins accessible.

C’est le cas de Bérengère Bulgheresi-Descuilhes, diplômée en juillet 2012 de Vatel à Bordeaux. Cette bordelaise a bien compris le potentiel estival de la presqu’île du Cap-Ferret où elle passe ses vacances depuis son enfance. A peine sortie de ses examens et avec l’aide de quelques amies, elle crée sa petite entreprise de conciergerie, La conciergerie du Cap, qui propose toutes sortes de services destinés à rendre la vie plus légère aux vacanciers.

Un an après la création de son entreprise et à quelques jours du rush des juilletistes, portrait d’une jeune-fille lumineuse et passionnée.

Témoignage recueilli le 04 juillet 2013

 


Interview :

 

Qu’est-ce qui a motivé cette création d’entreprise ?

Après avoir discuté avec ma sœur, une idée de projet était née : celle d’une conciergerie au Cap-Ferret. Je n’étais pas certaine que ce projet soit viable mais en 3e année, l’école nous offre deux options pour les quinzaines de pratique : soit une pratique en entreprise, soit un projet de création d’entreprise. C’est à ce moment là, que ce projet m’est apparu possible. Et plus j’avançais dans cette création, plus je trouvais le concept de la conciergerie vraiment intéressant et pertinent. Je me suis dit qu’à 20 ans, c’était le moment ou jamais de se lancer.

 

Pourtant, on imagine généralement qu’il est plus confortable de se trouver un poste de salarié à la sortie de l’école.

Je suis très indépendante. Je déteste les ordres et l’autorité. Etre mon propre patron, c’était la solution. Et puis à 20 ans, je ne me voyais pas rentrer directement dans le monde du travail. Créer mon entreprise m’a permis d’y rentrer comme je le voulais. Maintenant, j’ai cette expérience que je peux mettre sur mon CV et c’est plutôt bien. En plus, l’entreprise fonctionne. Quoi de mieux ! Après si je décide de changer de voie rien ne m’en empêche. Mais je ne m’en sentais pas capable avant.

 

Pourquoi avoir choisi  la conciergerie ?

D’abord, il y a un réel manque l’été au niveau des services sur le Cap-Ferret car la population est multipliée par 10. La plupart des gens ont un gros pouvoir d’achat. Du coup, je me suis dit qu’il y avait une vraie opportunité à saisir. Et comme je déteste tout ce qui est monotone, le principe de la conciergerie me permettait de faire des choses vraiment différentes tous les jours.


Quels services proposez-vous exactement ?

Ménage, repassage, traiteur, livraison de petits-déjeuners, pique-niques ou repas, passations de locataires, baby-sitting, courses… j’essaye de répondre à toutes les demandes.

 

Et l’activité traiteur ?

Je ne me voyais pas rester sur le Cap-Ferret tout l’hiver, sachant qu’il n’y a plus grand monde. Du coup, je me suis concentrée sur l’activité de traiteur sur Bordeaux. Je fais tout : marché, repas, service. J’ai une vraie passion pour la cuisine.  J’ai d’abord appris avec ma grand-mère et ma mère. J’ai dû recevoir mon premier livre de cuisine à l’âge de 9 ans. Puis j’ai continué. C’est vraiment quelque chose qui me passionne.

 

Quel a été le bilan de cette première saison ?

Cela fait un an que je travaille et j’ai été agréablement surprise  du premier été. J’ai commencé au mois de juin et je n’ai pas arrêté de l’été. Même sur Bordeaux, mon activité traiteur a bien fonctionné alors qu’il y a beaucoup de traiteurs plus reconnus que moi mais j’ai finalement travaillé avec des gens qui ont trouvé que ce que je faisais était plus original. C’est vraiment une bonne première année. Après, j’ai réussi à m’attribuer un smic. Pas plus. Mais il y a de quoi faire évoluer l’entreprise.

 

J’imagine que si vous continuez c’est que vous croyez en cette entreprise. Est-ce qu’il y a des choses que vous avez modifiées par rapport à l’année dernière ?

Après une année d’activité, je suis davantage capable de m’adapter aux différentes demandes de ma clientèle. J’ai donc diversifié mes offres, proposant par exemple des cocktails sur le Banc d’Arguin. Mais sinon, je n’ai rien changé parce que ça fonctionne bien comme ça. C’est beaucoup d’organisation. J’ai recruté de différentes façons pour justement pouvoir travailler plus.

 

Qu’avez-vous fait pour vous faire connaître ?

J’ai investi dans de la pub la première année notamment dans le journal de la presqu’île mais je n’ai eu aucun retour.  C’est surtout le bouche à oreille, les réseaux sociaux et les flyers que je distribue qui fonctionnent. Les gens préfèrent savoir à qui ils ont affaire.

 

Vos objectifs pour l’année à venir ?

Je vais d’abord travailler tout l’été sur le Cap-Ferret. En ce qui concerne les activités de traiteur à Bordeaux, je ne sais pas encore. J’ai prévu de partir 3 mois à l’étranger au cas où ça serait un peu difficile. De toute façon, je reprends au mois de janvier. J’aimerais bien développer l’activité mais pour l’instant,  j’ai la chance d’habiter encore chez mes parents donc j’ai très peu d’investissements et de charges. J’aimerais  pouvoir évoluer de ce côté et avoir un local. J’espère que le résultat de cet été pourra m’aider à investir dans l’entreprise.

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