SALLE DE PRESSE

Des ambitions qui sentent bon le café

Victoire ! Pour sa 3e année de participation au Championnat de France de Café, une étudiante du MBA Vatel monte sur le podium. Marina nous raconte la naissance de sa passion et ses ambitions de carrière dans le domaine.


Des ambitions qui sentent bon le café

Ma passion pour le café a débuté en 2014, lorsque j’étais en 2e année de BTS. L’école proposait de participer au concours Malongo, composé de deux épreuves.

Une épreuve écrite pour évaluer nos connaissances sur la botanique, l’histoire du café, son élaboration et toutes les techniques qui gravitent autour de son exploitation.

J’ai vraiment aimé préparer cette épreuve et j’ai consacré beaucoup de temps à mes révisions. Ça en valait la peine, car je suis arrivée à la 3e place.

L’épreuve pratique est composée de plusieurs évaluations comme :

  • l’élaboration d’un expresso et d’un cappuccino,
  • la commercialisation d’une carte en français et en anglais,
  • l’invention d’un " cocktail-signature" à base de café,
  • la dégustation "cup tasting".

Il s’agissait du 20e concours de la marque, qui pour l’occasion avait déployé les grands moyens : l’événement se déroulait dans la salle du Sporting Club de Monaco et c’est le chef Alain Ducasse qui en était juge.

C’est à partir de là que j’ai commencé à :

  • investir dans du matériel,
  • échanger avec d’autres amateurs passionnés,
  • participer à des dégustations,
  • me rendre au Championnat de France de Café

 

Trois championnats en 3 ans

Marina BDR2014 : en parallèle de mes révisions pour le concours Malongo, je me rends à mon 1er Championnat national à Paris, en tant que simple spectatrice. En l’absence d’une participante, il est proposé à un membre du public de prendre sa place. Pour l’anecdote, elle avait le même prénom que moi.

Je saute donc sur l’occasion, même si mon score ne pouvait être comptabilisé. Ne jamais perdre l’opportunité de s’entrainer !

2015 : le championnat se déroule cette fois à Lyon pendant le Sirha. Je m’inscris, mais comme je manque encore d’entrainement, mes résultats ne sont pas très bons. Je ne lâche rien et me prépare dès la fin du championnat pour celui de l’année suivante.

Sensible à ma détermination, Vatel Bordeaux me sponsorise.  Je m’achète du nouveau matériel grâce à l’école et passe des heures à m’entraîner.

2016 : me voilà à Marseille du 24 au 26 janvier, confrontée à 41 autres participants et déterminée à monter sur le podium. Je fais honneur à tous ceux qui ont cru en moi en terminant 3e de l’épreuve de "cup-tasting".

Au-delà de la rigueur et l’engagement qu’exige la participation à un championnat national, ma passion  me permet de rencontrer de nombreux professionnels. Le café est un petit milieu, on se connait vite, c’est important de fréquenter des personnes qui sont, comme moi, passionnées. J’apprends beaucoup de nos échanges.

 

Juge et candidate

Pour l’épreuve de Cup Tasting, je suis candidate. En 8 mn, il faut faire appel à tous ses sens pour trouver le "café intrus" parmi les 8 triangles présentés. L’épreuve est très technique car les cafés sont presque identiques.  Je me suis entrainé toute l’année dès que mon emploi du temps me le permettait.

Caffe LatteSur la seconde épreuve, "Coffee and good spirits", je suis juge sensorielle. Les candidats ont à présenter deux cocktails, un chaud et un froid, à base de café et d’alcool. Je dois donc juger la présentation, le goût et l’équilibre des saveurs.

Je suis également juge technique sur l’épreuve « Latte Art » : celle-ci consiste à réaliser des motifs, images dans la mousse de lait. Créativité et technicité sont alors jugées.

Il y a une autre épreuve mais qui est très difficile, elle demande de 4 mois à 1 an de travail et d’entrainements à temps plein. Il s’agit de l’épreuve Barista. Le candidat  a 15 minutes pour préparer le meilleur des :

  • Expresso,
  • Cappuccino,
  • Cocktail à base de café.

Trop lourd pour moi cette année en parallèle de mes études à Vatel, mais peut-être un jour…

 

Une passion qui se transforme en profession

Grâce à Vatel, je commence à percevoir de plus en plus comment je vais pouvoir conjuguer ma passion pour le café et les métiers auxquels l’école me prépare.

J’aimerai développer un café d’excellence dans les établissements de luxe car je trouve vraiment dommage d’achever un repas gastronomique sur un café souvent industriel.

Je vais effectuer mon stage de fin d’année à l’Hôtel & Restaurant Claude Darroze de Langon. Peut-être seront-ils réceptifs à quelques-unes de mes suggestions ?

Je souhaite quoiqu’il arrive garder ce lien que j’ai avec le café et l’entretenir. Pour cela, j’aimerai ouvrir une boite de consulting et travailler en partenariat avec des hôtels à qui je proposerai mes services. Le principe serait de :

  • former le personnel de l’établissement face aux différentes techniques,
  • fournir tout le matériel nécessaire
  • établir un suivi pour être leur fournisseur de café.

La France est un peu en retard pour ce qui est du développement du café comparé à d’autres pays comme les Etats-Unis, le Canada, la Nouvelle Zélande, ou encore l’Australie. J’ai eu l’occasion l’été dernier de découvrir des plantations de café au Cameroun. Ce voyage fut très enrichissant et n’a fait qu’accentuer mon envie de persévérer dans ce milieu et donc peut-être de partir faire carrière à l’international

Témoignage recueilli de Marina Bourlon de Rouvre, 4e année du MBA Vatel Bordeaux