SALLE DE PRESSE

L’hôtellerie, un tremplin pour créer son entreprise

L’hôtellerie, un tremplin pour créer son entreprise

Janvier 2014

A condition d’en avoir appris les règles, le secteur hôtelier offre l’opportunité de créer des entreprises hautement personnalisées, indépendantes, en adéquation profonde avec l’identité et les valeurs de ceux qui les portent.

Alain Sebban, Président-fondateur du Groupe Vatel en témoigne dans ce nouveau numéro de Vatel Perspectives : « Dans l’économie mondiale du XXIe siècle, l’hôtellerie est une belle idée de création d’entreprise, "à hauteur d’homme" ! C’est pourquoi j’ai coutume de dire aux étudiants Vatel dont je ressens la fibre créatrice : si tes ambitions sont hautes, ne rêve pas ta vie, vis tes rêves. »

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Le professionnel de l’hôtellerie et le créateur d’entreprise partagent la même passion pour une activité dans laquelle ils s’accomplissent pleinement. Dès lors, le tourisme n’est pas seulement un secteur économique porteur : il est source d’inspiration et même d’invention sans cesse renouvelée pour des créateurs innovants.

Quel était votre rêve le plus fou à l’âge de douze ans ? Souvent, cette question suffit à orienter un jeune adulte vers son accomplissement professionnel, à ouvrir un horizon qu’il ne soupçonnait pas. Certes, douze ans n’est généralement pas l’âge auquel on projette de créer une entreprise. Mais sous les rêves d’exploration, de performances sportives et artistiques, de projets humanitaires ou écologiques, percent un à un les bourgeons du management. Parvenu à l’âge des décisions, se lancer dans la création d’entreprise est l’une des plus belles aventures humaines qui soient aujourd’hui proposées aux jeunes professionnels ambitieux et libres. Pour l’avoir vécue, je peux en témoigner.

En France, les chiffres révèlent que la valeur entrepreneuriale, lorsqu’elle finit par s’imposer, ne le fait qu’avec le recul de l’expérience. Un Français actif sur trois rêverait de créer son entreprise dit-on, mais seuls 2 à 4 % des étudiants font ce choix dès la fin de leur formation initiale. Il faut du temps. Même les étudiants porteurs de projet recherchent souvent une première expérience en tant que salarié afin d’acquérir plus de maturité, sans oublier la constitution d’une trésorerie et d’un réseau, utiles sinon indispensables à l’heure de concrétiser leur projet. Ce taux d’étudiants créateurs est inférieur à celui des autres pays développés, particulièrement anglo-saxons. C’est pourquoi le gouvernement propose aujourd’hui un statut d’étudiant entrepreneur, prévoit le lancement d’une trentaine de pôles étudiants pour l’innovation, le transfert et l’entrepreneuriat, ainsi qu’un visa entrepreneur, procédure accélérée pour les étudiants étrangers créant leur entreprise en France. Ces mesures font suite à celles que les précédents gouvernements ont prises, depuis la loi Dutreil de 2003 avec son emblématique "SARL à un euro". Elles étaient indispensables... en plus de l’envie d’entreprendre qui, pour sa part, passe par la pédagogie.

Professionnels du tourisme et créateurs d’entreprises se ressemblent

Une fois le déclic amorcé, la question récurrente des secteurs porteurs, des "bonnes idées" propices à se lancer, s’impose avec la force de l’évidence. Pour les étudiants de Vatel, Ecole de management en Hôtellerie internationale, qui porte dans ses gènes et dans sa pédagogie les valeurs entrepreneuriales, la réponse se situera le plus souvent dans l’univers de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme, mais pas seulement. En réalité, ces étudiants sont préparés tout au long de leur cursus à porter au plus haut l’esprit d’entreprise, qu’il s’agisse d’"intrapreneuriat" (innovations et lancement de nouveaux établissements au sein des grandes entreprises, notamment des groupes internationaux) ou de création véritable. Tous ont en commun de puiser aux sources même des métiers de l’hospitalité où l’essentiel passe par la qualité de relation et de service au client. Le professionnel de l’hôtellerie et le créateur d’entreprise partagent la même passion pour une activité sociale dans laquelle ils s’accomplissent pleinement.

Dès lors, le tourisme n’est pas seulement un secteur économique porteur (même s’il l’est réellement) : il est source d’inspiration et même d’invention sans cesse renouvelées pour des créateurs innovants. De nouveaux concepts d’hôtels et de restaurants naissent tous les jours, qui véhiculent chacun la vision propre à leur fondateur, associant le professionnalisme le plus sûr à l’intuition créatrice.

Il faut ensuite animer ces "concepts". L’art de manager, qui est l’art d’écouter et d’anticiper, de communiquer et d’agir, d’analyser et de décider, trouve tout particulièrement à s’appliquer dans le monde de l’hôtellerie. Le client est physiquement présent. Chaque jour efface le précédent : l’entreprise doit se réinventer quotidiennement. La principale difficulté est celle de concilier les impératifs du très court terme – agir dans l’immédiateté pour répondre aux attentes des clients – et la construction d’un projet d’entreprise dans la durée. Toutes les contraintes de la "petite entreprise" sont là, plus celles propres à l’hôtellerie. Sans oublier l’intégration nécessaire du développement durable dans toutes ses composantes : économique, sociale et environnementale...

Ne rêve pas ta vie, vis tes rêves

A condition d’en avoir appris les règles, le secteur hôtelier offre l’opportunité de créer des entreprises hautement personnalisées, indépendantes, en adéquation profonde avec l’identité et les valeurs de ceux qui les portent. C’est une activité qui ignore l’idée de délocalisation et interdit le repli sur soi. De jeunes diplômés Vatel de toutes nationalités ont pris part à des créations de resorts dans les îles tropicales, de restaurants gastronomiques en Amérique du Nord ou contribuent au spectaculaire développement du tourisme en Chine. J’en témoigne : dans l’économie mondiale du XXIe siècle, l’hôtellerie est une belle idée de création d’entreprise, "à hauteur d’homme" ! C’est pourquoi j’ai coutume de dire aux étudiants de Vatel dont je ressens la fibre créatrice : si tes ambitions sont hautes, ne rêve pas ta vie, vis tes rêves.

Par Alain Sebban