Slow Snacking ou Fast Casual : Manger vite et bien, c'est possible ! - Vatel

Slow Snacking ou Fast Casual : Manger vite et bien, c'est possible !

Aujourd'hui, la rapidité est un mot-clé pour un grand nombre : le temps tourne et il faut aller vite. C'est dans ce contexte que sont apparus les Fast-Food, avec le besoin de manger vite pour les consommateurs.

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Rattrapé par le facteur santé, le slow snacking & le fast casual apparaissent aujourd’hui comme des alternatives parfaites.

La rapidité facteur clé mais pas néfaste

Le commerçant adepte du slow snacking consacre un temps important à la recherche de produits de qualités disponible chez les primeurs. De cette volonté vient le terme de slow. Le service reste très rapide pour le consommateur.

Est-il agréable de manger vite et mal ? Les études nous montrent que non. En effet, après son éclosion rapide, les fast-foods font aujourd'hui face aux problèmes de santé et environnementaux qu'ils proposent. La qualité est trop souvent laissée de côté au profit de la quantité. C'est dans cet environnement là qu'est apparu un nouveau concept : le Fast casual, c’est-à-dire, la restauration rapide haut de gamme. Son objectif est clair, il propose aux consommateurs de manger aussi vite que dans un fast-food mais avec une qualité au rendez-vous et un respect de l'environnement

Le prix une augmentation 100% justifiée par la qualité

L'entrepreneur phare de ce mouvement en France est Alain Cojean. Ancien directeur de la recherche et du développement chez Mc Donald, il se rend compte du manque à combler et des tendances changeantes. Il fonde en 2001 la chaîne de restauration Cojean. Au menu : des sandwichs, des soupes, des salades entre autre mais surtout un attachement aux tendances actuelles avec des produits bio, des propositions sans gluten.

Pour le consommateur, ce concept apparaît comme une solution adéquate à l'heure où les problèmes environnementaux et de 'malbouffe' persistent. Contrairement aux idées reçues depuis des années, il est effectivement possible de manger vite et bien. Se sentir respecter à travers des produits sains tout en ne perdant aucun temps est une sensation agréable n'est-ce pas ? Les consciences environnementales sont également mises en avant : le fait de proposer du fait maison, des produits sains ou encore de privilégier le circuit-court avec l'émergence de mouvement comme le locavorisme : la consommation d'aliments produit dans un rayon de moins de 250 km. Ses tendances donne la possibilité d'un échange gagnant-gagnant entre commerçant et clients.

Les prix sont plus élevés dans les établissements de slow snacking et de fast casual : c'est un fait avéré. Mais est-ce réellement le critère économique qui importe aujourd'hui ? D'après Bernard Boutboul, Directeur Général de Gira Conseil, non. 

Pour les actifs de 25-40 ans, cible prioritaire de ce nouveau concept, le facteur santé prime sur le facteur prix. Il explique que beaucoup de personnes sont prêtes à rajouter de l'argent en plus de leur ticket restaurant, si la qualité est au rendez-vous. Par exemple, chez Cojean, le ticket moyen est autour des 25 euros celui de McDonald ‘s se situe à 10 euros. Cojean compte aujourd'hui 25 magasins dans Paris, ce qui est symbole de sa réussite dans ce milieu du snacking.Cette augmentation des prix est en effet justifiable : cuisiner 100% maison avec des produits frais et locaux coûte en effet plus cher que d'importer des produits surgelés en grande quantité. Cette hausse des prix permet toutefois des améliorations notables : par exemple, s'approvisionner chez un primeur local coûtera peut-être plus cher, mais cela réduira les coûts d'importations ainsi que les conséquences environnementales. Aussi, de nombreux consommateurs prennent conscience que de payer plus cher peut en réalité avoir des répercutions très positives.

Un marché explosif en proie au développement

Le marché du Snacking est en pleine mutation. Cette envie de qualité du client ouvre la porte à de nombreux commerçants et particulièrement les métiers de bouche (bouchers, primeurs, boulangers, poissonnier). Ses derniers représentent un chiffre d'affaire de 25 milliards d'euros, mais qui a tendance à décroître. Gira Conseil note cependant que le renouveau de certains établissements passe par le snacking. Par exemple, les boulangeries effectuent plus de 40% de leur CA grâce à la restauration rapide et ce chiffre est en constante augmentation depuis 10 ans.

Aujourd'hui, cette tendance actuelle ouvre un nouveau marché fort aux commerces de bouche. La qualité étant présente, il leur faut adapter leur mode de distribution et leur offre de snacking pour toucher ce public. En fonction de leurs activités, ils peuvent répondre aux besoins des clients au petit-déjeuner, déjeuner ou dîner, mais aussi pour les collations matinales ou encore les apéros-dînatoires. Par exemple, la boucherie 'Au fin Gourmet' à Merignac propose des services de plateaux repas à emporter ou en livraison. Cette différenciation leur permet de vendre leur viande d'une manière différente et permet au client de manger de la viande directement en provenance d'une boucherie.

Le slow snacking et le fast casual ont donc une place à se faire dans ce marché, grâce à la demande accrue des consommateurs. Le challenge va désormais être pour les commerçants de trouver le moyen d'adapter leur offre afin de s'insérer dans un marché qui n'était pas le leur auparavant.

Un nouveau marché s'ouvrant aux métiers de la bouche et aux nouveaux entrepreneurs nécessite une organisation bien ficelée.


Le snacking comment s'insérer sur ce nouveau marché ?

Voici quelques-uns de nos conseils afin de vous éclairer sur ce sujet :

  • Premièrement, il est impératif de montrer aux clients potentiels que vous existez : que ce soit par des tables si vous souhaitez faire du sur place, ou bien des écriteaux en indiquant la vente à emporter, il faut que vous soyez visible. N'hésitez pas à installer des vitrines pour que les clients aient un visuel de votre offre
  • Ensuite, vous proposez des produits sains et frais : dites-le. Il s'agit de mettre en confiance les clients pour pouvoir les fidéliser par la suite.
  • Le snacking présente certains codes : adaptez-vous à ceux-là. Les emballages pour la vente à emporter, les différentes formules proposées, sont des points auquel le client attache une importance.
  • Enfin, développer vos modes de ventes : le 'click & collect' (lorsque le client passe commande avant afin de seulement venir récupérer son repas) est par exemple très courant car il permet au commerçant, ainsi qu'au client de gagner du temps.

Vous l'avez compris, le développement de ses nouveaux concepts vient s'insérer dans une société dans laquelle on souhaite consommer mieux, mais toujours plus vite.

Article signé Eliott Berche, étudiant à Vatel Bordeaux (classe de M2B).

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