CAMPUS

Parcours de mémoire

Chaque année, une quinzaine d’étudiants de Vatel a la possibilité de découvrir, sur une journée, le musée national Auschwitz-Birkenau : trois d’entre eux racontent ce voyage et leur relation au devoir de mémoire.


Parcours de mémoire

Connu de tous par les livres d’histoire, les images d’archives, les photographies, le cinéma, les témoignages de rescapés tels ceux de Simone Veil ou de Primo Levi, le site d’Auschwitz-Birkenau est ouvert au public depuis les années 1950. Dès le lendemain de la guerre, en effet, le gouvernement polonais décide d’en faire un musée à la mémoire des victimes. 

Marie, Charles et Enguerrand, trois étudiants de MBA, ont fait le voyage sur place début décembre, avec quelques camarades et collaborateurs de Vatel. Avant de partir, expliquent-ils, tous appréhendaient de découvrir les lieux de leurs propres yeux, au-delà des images véhiculées par le documentaire ou la fiction, comme celle du portail d’entrée, célèbre pour les trois mots Arbeit macht frei (« Le travail rend libre »).

« Au lycée, j’ai visité la Maison d’Izieu et j’ai été bouleversée. Depuis, je souhaitais me rendre à Auschwitz, pour aller au bout du parcours qu’ont fait ces enfants en 1944 », explique Marie. Pour Enguerrand, il s’agit de se confronter à la réalité historique : une manière personnelle de répondre, en différé, à la provocation qui lui avait été faite par une personne doutant de la réalité des camps. À travers les objets personnels des déportés, les photos, les structures qui ont subsisté à la tentative nazie de détruire le camp à la veille de sa libération, le groupe a suivi l’itinéraire d’un déporté, accompagné d’une guide particulièrement investie et à l’écoute. 

Le devoir de mémoire est au cœur de cette proposition faite aux étudiants de découvrir Auschwitz-Birkenau : sensibiliser les jeunes générations à l’histoire, transmettre la mémoire collective et individuelle des événements. Ce devoir de mémoire est aussi un devoir d’humanité, qui permet de transposer dans le présent les leçons du passé pour envisager l’avenir de manière éclairée : une absolue nécessité, que Marie, Charles et Enguerrand ne manquent pas de rappeler.
« Quelques jours plus tard, je constate que cette visite m’a permis de prendre du recul sur ma propre vie et m’a fait grandir. J’ai envie d’en parler autour de moi, de sensibiliser, pour éviter à tout prix que ce genre de chose se reproduise », explique Charles. « Il faut toujours regarder derrière soi, rester vigilant et surtout, ne jamais oublier », lui fait écho Enguerrand.

Car connaître l’histoire et lui donner du sens, voilà qui concourt à former les citoyens de demain : des citoyens avisés, qui partagent des valeurs d’ouverture, de tolérance et de respect. Et, outre la transmission des connaissances et des savoir-faire, c’est également le rôle de l’éducation et de l’enseignement supérieur d’accompagner les étudiants sur cette voie.

Au-delà de la tristesse, de la colère et de l’incompréhension, tous recommandent la visite du site d’Auschwitz-Birkenau, inscrit depuis 1979 au patrimoine mondial de l’UNESCO. Et tous affirment en être revenus changés, mûris, mieux en prise avec l’histoire collective et le monde d’aujourd’hui. « Il y a un avant et un après », conclut Marie. 


Photo © Marie Rebreyend



VOTRE INTERLOCUTEUR
Contacter ce campus

Responsable des admissions
Carine Sauvey
4 Cours du Médoc
Bordeaux - FR

Contacter ce campus
+33 (0)5 56 01 01 75
TROUVEZ VOTRE FORMATION

EN TROIS ÉTAPES
Quelques clics
suffisent !

MARCO POLO
Etudiants,
ouvrez-vous
à l’international

En savoir +
2e cycle spécialisation
Directeur d'hôtellerie internationale

En savoir +